02.11.2009

Lyuba, le bébé mammouth

a32_20613233.jpgEncore une photo stupéfiante et diablement émouvante : celle de ce bébé mammouth laineux, baptisé Lyuba, retrouvé après 40 000 ans (!) de séjour dans le permafrost sibérien, en parfait état de conservation. Et ce n'est pas une formule gratuite : l'équipe internationale de scientifiques qui a effectué l'autopsie et l'analyse d'ADN de l'animal a même retrouvé dans son estomac des traces du lait de sa mère !

Cliquez sur l'image pour voir un animal qui vivait sur Terre il y a des dizaines de milliers d'années...

Source image : RIA NOVOSTI/AFP/Getty Images

27.10.2009

Un anneau géant découvert autour de Saturne

l-anneau-geant-nouvellement-decouvert-autour-de-saturne_7737_w560.jpgLe télescope spatial "Spitzer" de la Nasa a repéré le plus grand anneau du système solaire. Selon les travaux des astronomes américains, publiés dans la revue Nature, cette auréole pourrait contenir un milliard de planètes de la taille de notre Terre.

Aperçu en février 2009 par l'équipe, l'anneau se situe à près de 6 millions de kilomètres de Saturne, s'étend sur 12 millions de kilomètres et ne diffuse pas beaucoup de lumière. Malgré son immense taille, le "seigneur des anneaux" n'avait encore jamais été distingué dans le système saturnien. Mais grâce à l'observatoire infra-rouge du télescope "Spitzer", c'est maintenant chose faite.

Cet anneau dégage des particules de poussière très froides, atteignant les -157°C. Selon les astronomes, Phoebé, l'une des 61 lunes de la planète Saturne, serait la source de son matériau. Autre découverte, l'anneau géant pourrait expliquer l'aspect d'une autre lune, Japet, qui a un côté brillant et un autre sombre comme le Yin et le Yang. De petites particules de l'anneau se déplacent vers son centre et finissent ainsi leur trajectoire sur la face sombre de Japet.

Source : AFP

22.10.2009

La libellule disparue du Jura

Un article dans Libération sur une libellule dont j'ignorais l'existence et qui porte un nom magnifique...

nehalennia_speciosa_2453.jpg

Et la déesse précieuse réapparut dans le Jura

Par Guillaume Launay

La déesse précieuse faisait languir ses admirateurs depuis maintenant cent trente-trois ans. Et voilà que cette libellule vert métallisé à l’abdomen bleu, de 2,5 cm d’envergure, a été redécouverte en France, dans le Jura. Pascal Dupont, de l’Office pour les insectes et leur environnement (Opie), n’hésite pas à dégainer les superlatifs : «C’est le scoop entomologique de l’année, s’est-il exclamé auprès de l’AFP. On n’avait pas revu la déesse précieuse (nehalennia speciosa), en France, depuis 1876», en Savoie.
C’est au mois de juillet que la plus petite libellule d’Europe a été observée par un entomologiste, dans une tourbière du massif jurassien. L’Opie rappelle que l’insecte, disparu dans plusieurs pays, «figure sur la liste rouge des espèces les plus menacées du monde établie par l’Union internationale de conservation de la nature».
Elle fait d’ailleurs partie des 18 espèces de libellules françaises menacées qui font l’objet d’un plan national d’actions. Reste à continuer les recherches pour savoir si cette apparition jurassienne n’est qu’un cas isolé ou le signe de la reconquête de la déesse précieuse.

08.10.2009

Des animaux inconnus en Nouvelle-Guinée

De nouvelles espèces animales viennent d'être découvertes dans le cratère de Bosavi, sur une île volcanique isolée de Papouasie-Nouvelle-Guinée, à l'occasion d'un documentaire réalisé par la BBC.
Parmi ces animaux inconnus à ce jour, une sorte de rat géant, le rat laineux de Bosavi (qui peut dépasser les 80 centimètres !), de drôles de grenouilles, des oiseaux multicolores, une araignée qui imite le lichen... mais pas de dinosaure ! :-)

le-rat-laineux-du-bosavi-peut-mesurer-jusuq-a-82-centimetres-du-bout-du-museau-a-la-pointe-de-sa-queue_6827_w560.jpgcette-nouvelle-espece-de-grenouille-gonfle-son-corps-en-cas-de-danger_6828_w560.jpgnouvelle-espece-d-oiseau-decouverte-dans-la-foret-tropicale-du-cratere-bosavi_6831_w560.jpg 

Voir d'autres photos sur le site de Maxisciences

04.10.2009

Des frelons asiatiques en Ile-de-France

Frelon asiatique.jpgUn nid de Vesta velutina, autrement dit de frelons asiatiques, grands prédateurs des abeilles, a été découvert au Blanc-Mesnil, en Seine-Saint-Denis. Présents dans le sud du pays depuis 2005, c'est la première fois que de tels frelons sont observés en Île-de-France.

C'est dans le jardin d'un particulier que ce nid, d'une hauteur de 60 centimètres et d'une largeur de 50 centimètres a été découvert : « ce frelon de couleur noire, originaire du Sud-Est asiatique, est un terrible prédateur pour les abeilles. Il peut en décimer quelques milliers d'une ou plusieurs ruches en quelques jours », souligne l'Union nationale de l'apiculture (UNAF) qui se dit « inquiète pour l'apiculture française, particulièrement touchée, mais également pour les productions fruitières, la pollinisation et la population ».

En effet, entre 2008 et 2009, de nombreuses personnes auraient été piquées par ces frelons asiatiques. Certaines de ces piqûres ont entraîné des hospitalisations et même la mort, avertit l'UNAF, qui exige que le gouvernement prenne des mesures immédiates contre l'invasion du Vespa velutina, reconnu espèce invasive par l'Union européenne. Présents en Gironde depuis 2005, les frelons asiatiques auraient détruit entre 150 à 200 ruches en 2006 avant de se développer dans d'autres régions telles que l'Aquitaine, le Languedoc-Roussillon, le Limousin, l'Auvergne ou la région Centre.

Source : AFP.

24.09.2009

De l'eau sur la Lune !

Lune.jpgDe récentes observations montrent que des particules d'eau sont présentes sur la surface de la Lune. Ceci va à l'encontre des précédentes conclusions scientifiques selon lesquelles le sol lunaire serait sec à la possible exception de glace aux pôles, dans des zones d'obscurité permanente. Une sonde lunaire de la Nasa doit bientôt aller s'écraser volontairement à proximité du pôle sud de la Lune pour détecter ou non la présence d'eau dans l'analyse du nuage de poussière et de débris soulevé par l'impact.

Les scientifiques ayant dévoilé la présence d'eau s'appuient sur les données fournies par un instrument de la Nasa baptisé "Moon Mineralogy Mapper" ou M3, transporté à bord de Chandrayyan-1, premier satellite indien à avoir été placé sur orbite lunaire en 2008 et ayant cessé de fonctionner récemment. Le M3 a détecté une longueur d'onde lumineuse indiquant un élément chimique liant l'hydrogène et l'oxygène, les composants atomiques de l'eau.

Les échantillons de sol et de roches lunaires ramenés par les astronautes des missions Apollo il y a 40 ans contenaient des traces d'eau. Mais la plupart des conteneurs où ils se trouvaient n'étaient pas hermétiques, conduisant les chercheurs à conclure que ces particules d'eau, identiques à celles de la Terre, provenaient de l'humidité dans l'air.

Source : AFP

20.09.2009

Une planète jumelle de la Terre

Le mercredi 16 septembre, des astronomes européens ont annoncé la découverte de l'un des graals de l'astronomie moderne : la première planète extrasolaire rocheuse. Plusieurs exoplanètes peu massives, découvertes ces dernières années, étaient suspectées d'appartenir à cette catégorie des planètes dites telluriques - comme la Terre, Mars, Vénus ou Mercure - mais jamais la démonstration n'avait pu en être apportée.

La petite planète, baptisée Corot-7b, située à quelque 500 années-lumière de la Terre, est bel et bien constituée de roche. Située à 2,5 millions de kilomètres de son étoile, baptisée Corot-7, elle affiche des températures infernales, comprises entre 1 500 °C et 2 000 °C.

Selon Claire Moutou (Laboratoire d'astrophysique de Marseille), coauteur de la découverte, "le rayon de Corot-7b (...) est d'environ 1,8 fois celui de la Terre, (et) sa masse d'environ cinq fois la masse de notre planète". D'où la densité de Corot-7b, qui est précisément celle de la planète Terre. Loin d'être exceptionnels, les mondes comparables au nôtre pourraient être monnaie courante. On pourrait estimer que 20% environ des étoiles puissent conserver dans leur orbite des planètes dotées d'un socle rocheux.

Source : Le Monde

01.09.2009

Un ver marin envoie des missiles lumineux

Ver marin lumineux.jpgSwima bombiviridis, vous connaissez ? C'est le nom scientifique d'un ver marin étonnant. Sa technique de défense est remarquable puisqu'elle consiste à effrayer ses prédateurs à l'aide de sphères lumineuses, se détachant de son corps.

Plusieurs centaines de ces "bombardiers verts", comme les ont surnommés les scientifiques britanniques, ont été identifiés (sept espèces différentes en tout), après leur capture à des profondeurs comprises entre 1 et 4 kilomètres au large des Philippines, de la côte ouest des Etats-Unis et du Mexique.

Ver gros plan missile.jpgLe Dr Karen Osborn, de la Scripps Institution of Oceanography de San Diego, déclarait : "Nous avons découvert un tout nouveau et vaste groupe d'animaux extraordinaires, dont nous ignorions totalement l'existence. Ils ne sont pas rares : quand on les aperçoit, c'est souvent par centaines mais leur habitat les rend très difficile à collecter.

Lorsqu'ils se sentent menacés, ces animaux libèrent de petits "ballons", remplis d'un liquide qui les rend lumineux. L'intensité lumineuse de ces sphères s'accroît durant quelques secondes, avant qu'elles ne s'éteignent.

Source : Yahoo!, Maxisciences.

24.08.2009

Les paradoxes de la bière

beer-biere.jpgQuoi de plus rafraîchissant qu'une bonne bière lorsqu'il fait chaud ? De plus, ce n'est que du naturel, comme dirait mon frère qui me rappelle que la bière, c'est avant tout une soupe de houblon (je le laisse responsable de ses propos).

Comme pour accréditer cette idée, une étude espagnole publiée dans le magazine Nutrition affirme que les os des femmes qui boivent régulièrement de la bière sont plus solides, les rendant moins susceptibles de souffrir d'ostéoporose. Selon les chercheurs, la quantité de silicium élevée dans la bière permettrait de ralentir l'affinement des os qui mène aux fractures et favoriserait la formation d'un nouvel os. La bière serait également riche en phyto-oestrogènes qui gardent les os en bonne santé.

Sauf que dans le même temps ou presque, une autre étude menée par les chercheurs de l'Université McGill de Montréal montre que les hommes buvant régulièrement une bière ou un verre d'alcool fort pourraient être exposés à un risque accru de cancer. L'étude conclut que ceux qui ont bu en moyenne une de ces boissons par jour ont plus de probabilité de développer un certain nombre de cancers que les hommes qui ne boivent qu'occasionnellement ou pas du tout. Il s'agit notamment des cancers de l'oesophage, de l'estomac, du côlon, du poumon, du pancréas, du foie et de la prostate.

Information non négligeable : les scientifiques ont constaté que seuls la bière et les spiritueux - et non le vin - étaient liés à ce risque accru de cancer. De nombreuses études ont laissé entendre que le fait de boire modérément - pas plus d'un verre ou deux par jour - pouvait être une habitude bonne pour la santé, en particulier lorsqu'il s'agit d'atténuer le risque d'attaque cardiaque. Mais l'enquête des chercheurs de McGill suggère que même une consommation modérée de bière ou d'alcool fort pourrait être nuisible.

20.07.2009

Jurer soulage la douleur

Que celui qui n'a jamais lancé un juron en se coinçant le doigt dans une porte ou en se cognant un orteil contre le bord d'un lit me jette la première pierre ! Un réflexe courant et peu élégant, mais semble-t-il très efficace pour aider à soulager la douleur.

Des chercheurs de l'université britannique de Keele ont constaté que le fait de répéter un juron augmentait le seuil de tolérance à la douleur de volontaires dont la main était plongée dans l'eau glacée. Cela leur permettait de maintenir cette position plus longtemps que lorsqu'ils répétaient un mot plus "neutre".

Le fait de jurer, "phénomène linguistique presque universel", n'entraîne donc "pas seulement une réponse émotionnelle mais aussi une réponse physique", ce qui pourrait expliquer pourquoi cette pratique séculaire s'est développée et persiste aujourd'hui, a expliqué Richard Stephens, l'un des auteurs de cette étude publiée dans la revue scientifique Neuro Report.

Source : Lemonde.fr

Toutes les notes