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  • Un iceberg chantant découvert en Antarctique

    Jeudi 24 novembre 2005

    medium_iceberg.jpgUne équipe de géologues de l'Institut allemand Alfred Wegener a découvert un iceberg qui chante en Antarctique. Les scientifiques qui ont enregistré l'activité sismique depuis la banquise d'Ekström, sur la côte atlantique de l'Antarctique entre juillet et novembre 2002, ont capté des sons d'une clarté sans précédent, provenant d'un iceberg de 50 km sur 20, entré en collision avec un haut fond, expliquent-t-il dans la revue Science, qui publie vendredi les résultats de leurs recherches.

    Le bloc de glace émet des infrasons inaudibles pour les oreilles humaines, d'une fréquence de l'ordre de 0,5 Hz, qui, diffusés à une vitesse supérieure, évoquent le bruit d'un essaim d'abeilles ou celui d'un orchestre juste avant un concert.

    "Lorsqu'il a été complètement coincé sur le fond, il était comme un caillou dans une rivière. L'eau circulait à haute pression dans ses crevasses et ses tunnels et l'iceberg s'est mis à chanter", raconte Vera Schlindwein. "La tonalité variait même comme dans une vraie chanson", s'émerveille la chercheuse.

    Source : Reuters, Berlin.

  • Un chameau fossile géant en Syrie

    Jeudi 17 novembre 2005

     

    medium_pieds_chameau.jpgLes os d'un chameau géant disparu ont été découverts par des archéologue des universités de Bâle et Zurich au cours de fouilles menées dans la steppe du centre de la Syrie.

    < Photo de Peter Schmid

    Le chameau est d'une espèce jusqu'ici inconnue et sa hauteur à l'épaule dépassait trois mètres. L'animal était donc presque aussi grand qu'une girafe, selon les archéologues.

    Les ossements ont été datés d'environ 100 000 ans. Leurs dimensions étaient près de deux fois plus grandes que la normale. "Nous avons tout de suite su que nous étions face à une espèce nouvelle", a déclaré Jean-Marie Le Tensorer, professeur d'archéologie à l'Université de Bâle, qui conduit des fouilles en Syrie depuis près de 20 ans. La découverte a été faite près du village de El Kown, à environ 120 km au nord-est de Palmyre. C'est là d'ailleurs que les archéologues ont mis au jour l'un des plus anciens site de colonisation humaine. Des humains y ont en effet passé pendant près d'un million d'années. Parmi d'innombrables outils de pierre, plusieurs os des épaules, des jambes et des mâchoires du chameau géant ont été exhumés. En raison de leur formes spécifiques, ce sont les os des pied qui ont permis d'identifier l'animal fossile.

    Il est possible, selon Jean-Marie le Tensorer, que le chameau géant ait été l'objet de chasses. La découverte permet par ailleurs d'éclairer l'évolution du chameau, évolution restée jusqu'ici largement inconnue. On ne sait notamment pas lequel est arrivé le premier, dans l'ordre de l'évolution, du dromadaire à une bosse ou du chameau à deux bosses.

    Source : AP, Zurich.

  • Le mystère de l'énergie noire

    Mardi 22 novembre 2005

    La mystérieuse "énergie noire", présumée responsable de l'accélération de l'expansion de l'Univers, pourrait être la constante cosmologique d'Einstein, selon une étude internationale de la Supernova legacy survey (SNLS) publiée dans la dernière livraison de la revue Astronomy and Astrophysics.

    medium_energie.jpgLe SNLS, collaboration internationale regroupant environ 40 personnes dont une vingtaine de chercheurs français du CNRS et du CEA, cherche à mesurer précisément l’énergie noire et déterminer sa nature, toujours inconnue. Pour ce faire, les astronomes ont mesuré les distances de 71 supernovae dont les plus lointaines ont explosé quand l’Univers avait moins de la moitié de son âge actuel.

    En mesurant le flux des supernovae distantes, expliquent le CNRS et le CEA dans un communiqué commun, il est possible de déterminer si l'"énergie noire" se comporte "comme la constante cosmologique d’Einstein ou selon de nombreuses autres hypothèses théoriques".

    "Ce qui distingue ces théories (de la constante cosmologique), c’est la dilution, ou pas, de la densité d’énergie noire avec l’expansion de l’Univers", notent les chercheurs. Or les dernières mesures du SNLS, les plus précises à ce jour, "favorisent l'absence de dilution" et vont donc dans le sens de la constante d'Einstein.

    Einstein avait introduit sa "constante cosmologique" en 1917 dans ses équations de la relativité générale, pour appuyer son idée que l'univers était statique. Mais 30 ans plus tard, il reconnaissait son erreur, se ralliant à la thèse d'un univers en expansion. Or cette constante est revenue en vogue après 1998 et la découverte d'une mystérieuse énergie, baptisée "énergie noire", qui constituerait quelque 73% de la matière de l'univers.

    Elle agirait comme une force répulsive à grande échelle, capable de surmonter la force gravitationnelle entre les différents constituants de l'Univers. Aucune autre forme de matière ordinaire ne peut expliquer cette accélération.

    En fait, lorsque Einstein introduisit sa constante, terme qui s'interprétait physiquement comme une nouvelle force qui tendait à faire se repousser les corps de l'Univers les uns les autres, il la régla de façon à ce que cette force de répulsion contrebalance exactement la gravitation, pour la faire coïncider avec l'idée d'un univers statique.

    Or, selon des astrophysiciens, si cette constante était un peu supérieure à la valeur donnée par Einstein, cela expliquerait l'évolution de l'univers telle que nous la connaissons désormais : une force de gravité ralentissant son expansion après le Big Bang, puis une expansion accélérée lorsque l'effet de cette force de gravité a été surmonté par une force de répulsion à grande échelle, désormais appelée "énergie noire".

    Source : AFP, Paris

  • France 2100 : une canicule tous les deux ans

    Jeudi 10 novembre 2005

    medium_secheresse.jpgD'ici la fin du 21ème siècle, l'été caniculaire de 2003 sera presque devenu une norme, les hivers seront plus humides dans la moitié nord mais on ne skiera plus guère dans les montagnes françaises, préviennent les experts.
    Les deux scénarios les plus extrêmes des climatologues envisagent à cette date pour la France une hausse de la température moyenne de 2 à 2,5 degrés Celsius pour le plus optimiste et de 3 à 3,5°C pour le plus pessimiste (par rapport à l'année de référence 1990), dans les deux cas beaucoup plus marquée en été qu'en hiver.

    Cette évolution est énorme si l'on considère qu'à la dernière période glaciaire il y a 20 000 ans, avec cinq degrés de moins sur la Terre, la banquise recouvrait l'Europe.
    La France ne sera ni épargnée ni particulièrement exposée au réchauffement climatique, mais ses régions sud, comme tout le pourtour méditerranéen, courront des risques accrus de sécheresse et, par conséquent, d'incendies.

    "Quand on parle de réchauffement climatique, c'est tout un ensemble : la végétation change, les dates des vendanges ont été été pratiquement déplacées d'un mois en un siècle... Il existe toute une série d'indices probants, même sans thermomètre", prévient le climatologue Jean Jouzel, représentant français au bureau du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC, IPCC en anglais).

    En 2001, le dernier rapport de ce groupe d'experts de l'ONU prévoyait une augmentation moyenne planétaire de 1,4 à 5,8 degrés en 2100 par rapport à 1990, selon les scénarios.

    Source : AFP, Paris.

  • Un lémurien Monty Python !

    Jeudi 10 novembre 2005

    medium_lemur_cleese1.jpgDeux zoologues zurichois ont trouvé à Madagascar une nouvelle espèce de lémurien et l'ont nommée d'après le comique anglais John Cleese. Ce dernier, ancien membre des Monty Python a donné une place importante aux lémuriens aussi bien dans ses comédies que ses films documentaires.

    Selon l'Université de Zurich, il s'agit d'un avahi laineux, petit animal d'un kilogramme, appartenant au groupe des primates et vivant dans un région protégée de Madagascar. Le nouveau lémurien avait été découvert en 1990 mais cette découverte n'avait pas pu être confirmée, notamment en raison d'obstacles financiers et politiques. Finalement, ce sont par des poils, des photos et des vidéos que l'animal a été classé sans équivoque.
    Le comédien anglais a accepté de prêter son nom au nouveau lémurien dont le nom scientifique est désormais "Avahi cleesei".

    Source : AP, Zurich.

  • Vénus, planète mystère

    Mardi 8 novembre 2005

    Vénus, vers laquelle l'Agence spatiale européenne (Esa) vient de lancer la sonde Venus Express, est une planète aux multiples énigmes dont l'étude pourrait être riche d'enseignement pour la compréhension de phénomènes comme le réchauffement climatique sur Terre.

    medium_venus.jpg

    Baptisée par les Anciens "étoile du Berger", Vénus est l'astre le plus lumineux du ciel après le Soleil et la Lune. Elle est la première à apparaître le soir et la dernière à disparaître à l'aube.

    Souvent considérée par les astronomes comme la soeur jumelle de la Terre, Vénus partage avec elle de nombreuses caractéristiques : les deux sont faites de roches, elles ont une taille et une masse comparables, Vénus est la planète la plus proche de la nôtre et se situe à peine un peu plus près du Soleil que la Terre... Et, pourtant, les deux astres diffèrent par de nombreux points et leur évolution a été extrêmement différente.

    Vénus, "c'est l'enfer", affirme le responsable des programmes d'exploration du système solaire au Centre national d'études spatiales (Cnes), Francis Rocard. "Chaude (460 degrés Celsius au sol), un milieu acide concentré... c'est le milieu le plus hostile qui soit pour les sondes".

    Vénus, c'est également un mystère, admettent les astronomes. D'abord, la rotation de l'étoile du Berger va dans le sens inverse de celle de la Terre. Par ailleurs, la planète tourne sur elle-même extrêmement lentement : un jour vénusien correspond à la durée de 243 jours terrestres. Et, comme elle fait le tour du Soleil en 225 jours terrestres (365 pour la Terre), sur Vénus, un jour est plus long qu'une année...

    La topographie et l'altimétrie de la surface de Vénus ont déjà été relevées par plusieurs sondes, américaines ou soviétiques (Mariner, Magellan, Venera...). Les données obtenues font apparaître que, sur cette planète constituée il y a 4 milliards d'années, le sol est relativement jeune : 500 millions d'années environ. Les volcans observés seraient-ils encore en activité ? se demandent des astronomes.

    L'atmosphère, qu'auscultera Venus Express, est peut-être le phénomène le plus surprenant. Elle est "unique dans le système solaire et la comprendre est très important", souligne un des scientifiques de la mission, Hakan Svedhem. Ainsi, à une soixantaine de kilomètres d'altitude, les vents soufflent, pour une raison inconnue, à quelque 400 km/h. Très épaisse, l'atmosphère provoque un effet de serre qui rend la planète extrêmement chaude. A 80 km d'altitude environ, un élément absorbe les rayonnements ultraviolets du Soleil, et aucune explication n'a encore été trouvée à ce mystère.

    Source : AFP, Paris.

  • La "malédiction" de l'homme des glaces

    Vendredi 4 novembre 2005

    La mort d'une 6e personne liée à la découverte dans un glacier alpin du corps congelé d'un homme surnommé "Oetzi" a renforcé la légende d'une prétendue "malédiction" qui entoure la célèbre momie âgée de 5 300 ans.
    medium_oetzi-b.jpg L'archéologue Tom Loy, 63 ans, spécialiste en chimie moléculaire, a été découvert il y a deux semaines à son domicile de Brisbane, en Australie, alors qu'il mettait la dernière main à un livre consacré justement à "Oetzi", a rapporté vendredi le quotidien The Australian. L'achéologue souffrait d'une affection du sang depuis une douzaine d'années, ont indiqué des membres de sa famille au journal. Sa maladie avait été diagnostiquée peu après que son chemin croise celui de la momie congelée.

    "Oetzi" avait été découvert en 1991 dans un glacier en altitude du Tyrol italien, près de la frontière autrichienne, et les articles et les photos de ce guerrier de l'âge de pierre remarquablement conservé avaient suscité un immense intérêt dans le monde entier.

    La théorie de la "malédiction" est née de la supposition qu'"Oetzi" serait extrêmement fâché d'avoir été dérangé dans son repos de 53 siècles. M. Loy lui-même avait bien fait savoir avant sa mort qu'il ne croyait pas à cette "malédiction", qui aurait prétendument tué cinq autres personnes liées à Oetzi: Helmut Simon, 67 ans, le touriste allemand qui a découvert la momie, mort il y a un an lors d'une randonnée dans la même région, l'archéologue Konrad Spindler, qui a le premier examiné la momie, mort à 55 ans d'une sclérose en plaque, Rainer Henn, chef de la mission scientifique consacrée à Oetzi, mort à 64 ans dans un accident de voiture alors qu'il allait donner une conférence sur la momie, le guide de montagne Kurt Fritz qui a emmené Rainer Henn auprès de la momie (mort à 52 ans dans une avalanche), et Rainer Hoelzl, le journaliste qui a filmé le retrait d'Oetzi de sa gangue de glace, mort à 47 ans d'une tumeur au cerveau.

    Source : AFP, Sidney.

  • Détection des premières radiations lumineuses

    Jeudi 3 novembre 2005

    Des astronomes américains pensent avoir capté des radiations d'étoiles nées à l'aube de l'univers et depuis longtemps éteintes, selon une étude publiée mercredi.

    medium_galaxie1.3.jpgSi ces observations faites avec le téléscope de l'espace Spitzer de la Nasa sont confirmées, elles lèveront un peu le voile sur une période très proche du "big bang" qui selon la théorie des cosmologues a donné naissance à l'univers il y a environ 13,7 milliards d'années.

    Ces rayonnements lumineux pourraient provenir des toutes premières étoiles ou peut-être de gaz brûlants avalés par les premiers trous noirs, ont expliqué ces astronomes du Goddard Space Flight Center de la Nasa à Greenbelt dans le Maryland (est).

    Ils ont comparé ces émissions à des lumières d'une ville très éloignée que l'on pourrait voir par nuit très noire d'un avion. Ces jets lumineux sont trop distants et faibles pour distinguer les objets qui les émettent.

    "Ces objets ont disparu il y a très longtemps mais leur lumière contitue à voyager dans l'univers", a-t-il ajouté.

    Cette observation de dix heures avec la caméra infra-rouge du téléscope spatial Spitzer dans la constellation du Dragon a permis de détecter des jaillissements diffus de rayons infra-rouges, invisibles à l'oeil nu dont l'intensité est plus faible que la lumière optique, a précisé cet astrophysicien.

    Ces dernières détections confirment aussi des observations de la sonde "Wilkinson Microwave Anisotropy" de la Nasa en 2003 qui dataient la naissance des premières étoiles entre 200 et 400 millions d'années après le Big Bang.

    Source : AFP, Washington.

  • Rencontrer un ET : pas de mémoire ?

    Mercredi 26 octobre 2005

    Rencontrer un extraterrestre serait le signe d'une mémoire défaillante. Les milliers de personnes dans le monde qui assurent avoir rencontré des extraterrestres démontrent la fragilité de la mémoire humaine, plus qu'elles ne prouvent l'existence d'une autre forme de vie, selon une étude clinique menée par un expert-psychologue du Goldsmiths College de Londres.

    medium_alien.4.gif"Peut-être sommes-nous confrontés à des mémoires défaillantes et non à des personnes ayant été kidnappées par des extraterrestres et emmenées dans leur vaisseau spatial", a déclaré le professeur Chris French, qui a étudié le cas de 19 personnes. Plusieurs de ces "otages" rapportent avoir été arrachés de leur lit ou de leur voiture par des créatures extraterrestres, mesurant environ 4 pieds (soit 1,20 mètres), dotée d'une tête disproportionnée et de membres maigrichons, précise le Pr French.

    Beaucoup de ces rencontres extraterrestres s'expliqueraient par une paralysie du sommeil, un état pendant lequel la personne est réveillée et consciente mais incapable de bouger. La paralysie du sommeil va souvent de pair avec des hallucinations et 40% des patients de French reconnaissent avoir connu cette pathologie au moins une fois dans leur vie.

    Avoir une imagination galopante serait également un facteur déterminant. Plusieurs patients sont enclins à fantasmer et prétendent aussi avoir vu des fantômes. D'autres encore se disent dotés d'un sixième sens ou même des pouvoirs d'un guérisseur.

    Source : Reuters, Londres.

  • Pluton : trois lunes au lieu d'une

    Mardi 1 novembre 2005

    Pluton, la planète la plus lointaine dans notre système solaire et aussi la plus petite, paraît avoir trois lunes et non une, selon de nouvelles observations dont les résultats ont été dévoilés par l'Agence spatiale américaine (Nasa).
    Utilisant le télescope de l'espace Hubble, des astronomes du Southwest Research Institute ont repéré les deux nouveaux satellites de Pluton en mai 2005. Les deux objets ont effectué une orbite quasiment circulaire autour de la planète en trois jours, ont expliqué ces astronomes.

    Si cette découverte est confirmée par l'International Astronomical Union, ces deux lunes seront baptisées avec des noms de la mythologie gréco-romaine et rejoindront Charon, seule lune officielle jusqu'à présent de Pluton, découverte en 1978.
    Pour le moment, ces deux satellites ont été appelés S/2005 P1 et S/2005 P2. Ils sont environ 5.000 fois moins brillants que Pluton, ce qui explique pourquoi ils sont restés longtemps invisibles. Ces deux lunes potentielles ont été observées dans une zone située entre 44.000 à 53.000 km de Pluton et sont de deux à trois fois plus éloignées de la planète que Charon dont le diamètre est de quelque 1.200 km.

    Pluton avait été découvert en 1930 et tourne autour du soleil à une distance d'environ 6,4 milliards de kilomètres dans le coeur de la ceinture de Kuiper. Il s'agit d'une zone du système solaire qui s'étend au-delà de l'orbite de Neptune, entre 4,5 et 7,5 milliards de kilomètres. Un grand nombre d'astronomes ne considèrent d'ailleurs pas Pluton comme une planète à part entière avec son diamètre de seulement 2.252 km.

    Source : AFP, Washington.

  • David Suzuki et Hubert Reeves sonnent l'alarme

    Lundi 31 octobre 2005

    Deux scientifiques canadiens de renom, l'astrophysicien Hubert Reeves et le généticien David Suzuki, ont sonné l'alarme quant au réchauffement de la planète, au cours d'une conférence visant à sensibiliser l'opinion publique sur ce phénomène.
    S'exprimant devant un public jeune et enthousiaste de quelque 3 500 personnes, les deux conférenciers ont souligné à plusieurs reprises que la surexploitation de la planète cause un réchauffement qui pourrait entraîner une disparition de l'homme.

    «Nous pourrions faire partie d'une nouvelle extinction d'espèce», a déclaré Hubert Reeves après avoir évoqué la disparation passée de nombreuses espèces animales, dont les dinosaures.
    Pour M. Reeves, il n'en tient qu'à l'homme de résoudre cette situation puisqu'«il est clair que le réchauffement de la planète est dû à au moins 90 % à l'activité humaine et il faut en tenir compte».

    Quant à David Suzuki, il a accusé le gouvernement canadien de ne pas faire sa part en matière de réduction de gaz à effet de serre, et ce malgré les accords signés au Sommet de Rio en 1992 et à Kyoto en 1997.

    Source : AFP, Montréal

  • Une galaxie huit fois plus grande que la nôtre

    Mardi 27 septembre 2005

    Des astronomes américains ont annoncé la découverte d'une galaxie née dans l'enfance de l'Univers,
    huit fois plus massive que la Voie Lactée.

    La masse importante et la maturité de cette galaxie au moment où l'Univers --dont l'âge est estimé à 13,5 milliards d'années-- n'avait que 800 millions d'années, a surpris la communauté astronomique.

    "Nous avons trouvé cette galaxie aux distances les plus éloignées, là où les autres galaxies déjà découvertes sont jeunes et petites", a expliqué dans un communiqué Bahram Mobasher, du "Space Telescope Science Institute".

    "Mais au lieu de cela nous avons vu des indications que cette galaxie est remarquablement développée et beaucoup plus massive, ce qui est une grande surprise", a-t-il ajouté.

    Jusque là, les scientifiques estimaient que les premières galaxies formées dans les débuts de l'univers contenaient beaucoup moins d'étoiles que celles créées plus tard, comme la Voie Lactée où se situe notre système solaire.

    Cette découverte tend à indiquer que la grande partie de la formation des galaxies s'est produite beaucoup plus tôt, a pour sa part souligné Richard Ellis, professeur d'astronomie à l'Institut de technologie de Californie et membre de l'équipe ayant fait cette découverte avec les deux télescopes de l'espace de la Nasa, Spitzer and Hubble.

    "Cette galaxie est un objet très révélateur", a-t-il insisté. "Bien que l'univers n'eût que 6% de son âge actuel, cette galaxie avait déjà une masse d'étoiles huit fois plus grande que celle de la Voie Lactée", a relevé cet astronome.

    Source : AFP, Washington.