Des centaines de trous noirs, objets supermassifs capables de dévorer des étoiles, ont été observés par une équipe internationale dans des galaxies existant lorsque l'univers avait à peine 3 à 4 milliards d'années, une découverte bousculant notre compréhension de son évolution.
Les astronomes, dont les conclusions sont à paraître dans la revue Astrophysical Journal du 10 novembre 2007, ont en fait observé des quasars, des sources de lumière extrêmement brillantes produites lorsque la poussière interstellaire s'engouffre dans un trou noir sous l'effet de son énorme gravité. Leur étude confirme les prévisions théoriques des astronomes, qui croyaient depuis de nombreuses années à l'existence d'une grande population de trous noirs actifs, sans les trouver.
La découverte de centaines de trous noirs dans les seules galaxies visées par cette équipe "implique qu'il y en avait des centaines de millions supplémentaires dans notre jeune univers, soit plus du double de ceux connus jusqu'à présent à cette distance", affirme dans un communiqué la Nasa, l'agence spatiale américaine.(...)
"Des trous noirs supermassifs en phase de croissance se trouvaient partout dans l'univers à ses débuts. Nous avions vu la partie émergée de l'iceberg, avant notre recherche. Maintenant, nous pouvons voir l'iceberg lui-même", s'est félicité (...) l'un des co-auteurs de l'étude, Mark Dickinson, de l'Observatoire national d'astronomie optique de Tucson (Arizona).
"Les quasars nouvellement détectés permettent de mieux comprendre la formation des galaxies dans l'Univers lointain", souligne le CNRS: par exemple, ils montrent que les galaxies forment leurs étoiles "en même temps que leur trou noir central grandit", jusqu'à ce que ce dernier absorbe toutes ces étoiles.(...)
"Auparavant, c'est comme si nous étudiions l'éléphant en portant un bandeau (sur les yeux), et nous ne savions pas exactement de quel animal il s'agissait. Maintenant, nous pouvons voir l'éléphant pour la première fois", s'émerveille un autre auteur de l'étude, David Elbaz, du Commissariat français à l'énergie atomique (CEA).
Source : AFP (Paris)
-
-
Près d'un tiers des singes devraient disparaître
Près d'un tiers des singes sont menacés d'extinction en raison de la destruction des forêts tropicales, du commerce d'animaux sauvages et de la chasse, s'est alarmée l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
Pour la première fois depuis un siècle on assiste aux premiers cas de disparition de singes, a averti le rapport écrit par soixante experts de vingt et un pays. Cent quatorze primates parmi les 394 espèces mondiales sont menacés d'extinction et ont été placés sur la liste rouge de l'UICN, soit 29% de la population mondiale de singes, note le rapport.
Parmi eux, le colobe bai de Miss Waldron, qui vivait en Côte d'Ivoire et au Ghana, a peut-être déjà disparu. Le loris grêle de Horon Plains, habitant du Sri Lanka, n'a été aperçu que quatre fois depuis 1937. Le langur de Cat Ba du Vietnam et le gibbon de Hainan (Chine) ne comptent plus qu'une douzaine de représentants.
Le changement climatique ajouté à l'incapacité de faire face aux différentes menaces comme la chasse ou la destruction de leur habitat dû à l'urbanisation sont la cause du danger d'extinction, ajoutent les experts.
"C'est en Asie où la destruction des forêts tropicales, la chasse et le commerce de singes placent les espèces face à un risque terrible, que la situation est la pire.", a indiqué Russell A. Mittermeier, président du groupe de spécialistes sur les primates à l'UICN. Une liste plus restreinte de vingt-cinq espèces les plus menacées a été dressée par l'IUCN.
"Vous pourriez placer la totalité des survivants de ces vingt-cinq espèces dans un seul stade de football", a averti Russell Mittermeier. (...)
Source : AFP (Genève).