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  • La calotte glaciaire se fracture

    Mercredi 20 septembre 2006

    Des images satellitaires ont révélé d'immenses fractures dans la calotte glaciaire arctique à la fin de l'été, s'étendant de l'Europe septentrionale jusqu'au pôle Nord sur une superficie plus vaste que la Grande-Bretagne, a indiqué l'Agence spatiale européenne (Esa).

    "Cette situation est différente de tout ce que l'on a pu observer lors des précédentes saisons de fonte record des glaces", souligne le responsable de l'analyse des images, Mark Drinkwater, sur le site web de l'Esa. "Un bateau aurait pu remonter sans difficulté jusqu'au pôle Nord depuis l'archipel de Spitzberg (Norvège) ou le nord de la Sibérie, au travers de ce qui est normalement constitué de glace solide".

    Les spectaculaires images satellitaires, acquises du 23 au 25 août, montrent une large zone fracturée dans la calotte glaciaire, rejoignant le pôle Nord depuis l'archipel de Svalbard (ou Spitzberg), à l'extrême nord de la Norvège, et celui de Severnaya Zemlya, dans les eaux arctiques sibériennes.

    Les scientifiques estiment que de 5 à 10% de la glace pérenne - celle qui ne fond normalement jamais - s'est fracturée lors des tempêtes de fin d'été, ce qui implique une glace plus fragile et moins épaisse, précise l'Esa.
    "Si cette tendance se poursuit, la route maritime du nord entre l'Europe et l'Asie sera ouverte pendant des intervalles plus longs et on peut imaginer d'ici 10 à 20 ans des tentatives de tour du monde en voilier par l'Océan arctique en été", selon M. Drinkwater.

    La calotte glaciaire arctique se réduit comme peau de chagrin à cause du réchauffement climatique. A la fin de l'été 2005, elle ne s'étendait que sur 5,5 millions de km2, contre 8 millions de km2 au début des années 1980.
    La glace pérenne diminue elle aussi, mais c'est la première fois que ce secteur de l'Océan arctique démontre une telle fragilité, souligne l'Esa, qui publie les images sur sur son site.

    Source : AFP, Paris.

  • Une supernova déjà vue il y a 2000 ans !

    Mardi 19 septembre 2006


    medium_Supernova2.jpgLes astronomes pensent avoir identifié la supernova observée par les Chinois - et peut-être même par les Romains - il y a près de 2 000 ans, annonce l'agence spatiale européenne ESA.

    Les observations menées par les observatoires spatiaux XMM-Newton et américain Chandra ont permis de ramener la date de l'explosion de l'étoile connue sous le nom "RCW 86" à environ 2000 années, alors qu'on l'estimait jusqu'ici à 10.000 ans, selon un communiqué de l'ESA.

     

    Une supernova est une étoile en fin de vie qui a consommé tout son carburant, transformé en fer au fil des millénaires. L'étoile s'effondre alors sur elle-même, provoquant une énorme onde de choc qui va éjecter son enveloppe vers le milieu interstellaire. Du fait de l'incroyable quantité d'énergie libérée, l'étoile se met à briller brièvement comme 200 millions de soleils.

    Certaines supernovae peuvent ainsi être observées à l'oeil nu depuis la Terre, comme cela fut le cas en 185 avant notre ère en Chine.(...)

     

    Lors de l'explosion de l'étoile, ses débris et la matière rencontrée sont chauffés à des millions de degrés et peuvent émettre pendant des millénaires d'intenses rayonnements X, que les satellites XMM-Newton et Chandra ont précisément pour mission d'observer.

    Il y a deux millénaires, les astronomes chinois avaient noté l'apparition soudaine d'une nouvelle étoile. Immobile, l'astre ne pouvait être une comète. Ils avaient aussi observé qu'elle avait disparu progressivement en huit mois, ce qui est cohérent avec ce que l'on sait aujourd'hui des supernovae. (...)

     

    Source : AFP, Paris.