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  • Vénus, planète mystère

    Mardi 8 novembre 2005

    Vénus, vers laquelle l'Agence spatiale européenne (Esa) vient de lancer la sonde Venus Express, est une planète aux multiples énigmes dont l'étude pourrait être riche d'enseignement pour la compréhension de phénomènes comme le réchauffement climatique sur Terre.

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    Baptisée par les Anciens "étoile du Berger", Vénus est l'astre le plus lumineux du ciel après le Soleil et la Lune. Elle est la première à apparaître le soir et la dernière à disparaître à l'aube.

    Souvent considérée par les astronomes comme la soeur jumelle de la Terre, Vénus partage avec elle de nombreuses caractéristiques : les deux sont faites de roches, elles ont une taille et une masse comparables, Vénus est la planète la plus proche de la nôtre et se situe à peine un peu plus près du Soleil que la Terre... Et, pourtant, les deux astres diffèrent par de nombreux points et leur évolution a été extrêmement différente.

    Vénus, "c'est l'enfer", affirme le responsable des programmes d'exploration du système solaire au Centre national d'études spatiales (Cnes), Francis Rocard. "Chaude (460 degrés Celsius au sol), un milieu acide concentré... c'est le milieu le plus hostile qui soit pour les sondes".

    Vénus, c'est également un mystère, admettent les astronomes. D'abord, la rotation de l'étoile du Berger va dans le sens inverse de celle de la Terre. Par ailleurs, la planète tourne sur elle-même extrêmement lentement : un jour vénusien correspond à la durée de 243 jours terrestres. Et, comme elle fait le tour du Soleil en 225 jours terrestres (365 pour la Terre), sur Vénus, un jour est plus long qu'une année...

    La topographie et l'altimétrie de la surface de Vénus ont déjà été relevées par plusieurs sondes, américaines ou soviétiques (Mariner, Magellan, Venera...). Les données obtenues font apparaître que, sur cette planète constituée il y a 4 milliards d'années, le sol est relativement jeune : 500 millions d'années environ. Les volcans observés seraient-ils encore en activité ? se demandent des astronomes.

    L'atmosphère, qu'auscultera Venus Express, est peut-être le phénomène le plus surprenant. Elle est "unique dans le système solaire et la comprendre est très important", souligne un des scientifiques de la mission, Hakan Svedhem. Ainsi, à une soixantaine de kilomètres d'altitude, les vents soufflent, pour une raison inconnue, à quelque 400 km/h. Très épaisse, l'atmosphère provoque un effet de serre qui rend la planète extrêmement chaude. A 80 km d'altitude environ, un élément absorbe les rayonnements ultraviolets du Soleil, et aucune explication n'a encore été trouvée à ce mystère.

    Source : AFP, Paris.

  • La "malédiction" de l'homme des glaces

    Vendredi 4 novembre 2005

    La mort d'une 6e personne liée à la découverte dans un glacier alpin du corps congelé d'un homme surnommé "Oetzi" a renforcé la légende d'une prétendue "malédiction" qui entoure la célèbre momie âgée de 5 300 ans.
    medium_oetzi-b.jpg L'archéologue Tom Loy, 63 ans, spécialiste en chimie moléculaire, a été découvert il y a deux semaines à son domicile de Brisbane, en Australie, alors qu'il mettait la dernière main à un livre consacré justement à "Oetzi", a rapporté vendredi le quotidien The Australian. L'achéologue souffrait d'une affection du sang depuis une douzaine d'années, ont indiqué des membres de sa famille au journal. Sa maladie avait été diagnostiquée peu après que son chemin croise celui de la momie congelée.

    "Oetzi" avait été découvert en 1991 dans un glacier en altitude du Tyrol italien, près de la frontière autrichienne, et les articles et les photos de ce guerrier de l'âge de pierre remarquablement conservé avaient suscité un immense intérêt dans le monde entier.

    La théorie de la "malédiction" est née de la supposition qu'"Oetzi" serait extrêmement fâché d'avoir été dérangé dans son repos de 53 siècles. M. Loy lui-même avait bien fait savoir avant sa mort qu'il ne croyait pas à cette "malédiction", qui aurait prétendument tué cinq autres personnes liées à Oetzi: Helmut Simon, 67 ans, le touriste allemand qui a découvert la momie, mort il y a un an lors d'une randonnée dans la même région, l'archéologue Konrad Spindler, qui a le premier examiné la momie, mort à 55 ans d'une sclérose en plaque, Rainer Henn, chef de la mission scientifique consacrée à Oetzi, mort à 64 ans dans un accident de voiture alors qu'il allait donner une conférence sur la momie, le guide de montagne Kurt Fritz qui a emmené Rainer Henn auprès de la momie (mort à 52 ans dans une avalanche), et Rainer Hoelzl, le journaliste qui a filmé le retrait d'Oetzi de sa gangue de glace, mort à 47 ans d'une tumeur au cerveau.

    Source : AFP, Sidney.